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Seconde politique communautaire après la PAC, la politique régionale de l’Union s’appuie sur des ressources budgétaires affectées à plusieurs fonds, dont la mission est d’apporter des correctifs aux déséquilibres territoriaux issus de l’intégration. Comme d’autres politiques communautaires, elle se fonde sur l’idée que la construction européenne ne doit pas aboutir à un développement inégal mais doit au contraire être capable de transposer les idéaux et les valeurs des démocraties européennes dans l’organisation des territoires en renforçant la cohésion économique et sociale et en assurant aux citoyens un accès équivalent aux services quels que soient les lieux où ils vivent. Alimentée par un budget âprement discuté, la politique régionale a été maintes fois réformée au fil des élargissements et des phases d’approfondissement.
Elle ne cherche plus, comme à ses débuts, à réduire les disparités de croissance pour elles-mêmes, mais plutôt les écarts de potentiels de croissance, en encourageant les territoires à se développer par eux-mêmes. Les aides ne sont plus exclusivement destinées à financer des infrastructures de base, mais également des investissements dans l’éducation, la formation professionnelle, la santé, les actions en faveur des services aux PME, en faveur de la Recherche et du Développement. Les instances communautaires cherchent à jouer un rôle d’induction permettant de créer un contexte propice au développement des territoires, contribuant ainsi au renforcement de la cohésion de l’ensemble de l’Union. Quelles que soient les évolutions, la politique régionale garde comme objectif principal le développement de la communauté toute entière.
Elle est aujourd’hui l’objet d’interrogations quant à son efficacité et quant à la variabilité de l’impact des fonds versés sur le développement régional, notamment avec l’apparition de nouveaux écarts de développement du fait du passage à vingt-sept Etats membres.